Mai 13 2014

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Source : www.atelier.net

Les entreprises ne sont pas encore assez armées pour la transition numérique. Le décalage entre l’identification du besoin de digitalisation et la concrétisation en actes est frappant. Trop peu d’entreprises utilisent les ressources innovantes extérieures.

Si l’on ne présente plus le phénomène de « révolution numérique », objet du dernier ouvrage de Gilles Babinet, reste à s’interroger sur les freins que rencontrent les entreprises face à la digitalisation. L’étude annuelle Digital IQ menée par PwC apporte quelques pistes. Bien que plus de 80% des dirigeants expriment le souhait de développer leur entreprise sur le digital, seuls 20% se considèrent comme entièrement compétents dans le domaine.  Plusieurs causes expliquent cet écart. En effet, 74% des personnes interrogées (dirigeants et responsables informatiques) sont préoccupées par leur incapacité à comprendre et à s’adapter rapidement aux technologies émergentes. Résultat, seulement 46% de ces personnes prennent en compte cette question dans la stratégie de leur entreprise. Chiffre paradoxal comparé aux 81% des dirigeants qui estiment que les avancées technologiques transformeront le plus leur entreprise dans les cinq prochaines années. D’ailleurs, l’étude rappelle que les entreprises les plus dynamiques sur le digital se révèlent aussi être celles les plus innovantes et les plus rentables. De nouvelles pratiques s’imposent donc au sein des entreprises.

Renforcer le rôle des directions informatiques et des ressources humaines

« La question n’est plus d’avoir une stratégie digitale, mais d’avoir une stratégie dans un monde digital », explique Matthieu Aubusson, responsable Leader Transformation Digitale France de PwC. Ainsi, 81% des entreprises les plus performantes affirment que leur PDG est aussi un leader sur le numérique. L’étude préconise donc de renforcer les relations entre la direction marketing et la direction des systèmes d’information. En effet,  une part très importante des initiatives digitales impliquent la Direction Marketing (applications mobiles, sites web, exploitations des données client), la chute des frontières internes paraît alors inévitable. De facto, 70% des entreprises les plus performantes estiment avoir une collaboration efficace entre la DSI et la direction marketing, contre 45% des autres entreprises. Enfin, la dynamique digitale naît de l’établissement d’un programme spécifique de gestion des compétences digitales donnant ainsi un rôle essentiel à la DRH afin de recruter et gérer différemment ces nouveaux profils numériques (« chief digital officer », « data scientist », etc). Ici encore, la mission du DSI devient clé, il n’est plus question de s’aligner sur la stratégie mais plutôt d’offrir au management les opportunités générées par les ruptures technologiques.

S’ouvrir pour innover

Les dirigeants s’accordent tous pour reconnaître l’innovation comme un enjeu stratégique des années à venir générant croissance et rentabilité. Et pour cela, il s’avère que l’ouverture créée de la performance. Par nature collaboratif, le digital répond donc parfaitement à ce besoin. Il est donc recommandé d’encourager les équipes à collaborer en interne mais aussi vers des partenaires extérieurs comme les start-ups, les universités ou les laboratoires. « La France a la caractéristique de disposer de compétences considérables dans toutes les dimensions du digital : Data, Programmation, Design, Interface homme machine… Les entreprises doivent tirer parti de cet ADN français de l’innovation », indique Loïc Mesnage, responsable du Consulting en Technologie de PwC. En s’appuyant sur l’écosystème digital français, les entreprises françaises auront ainsi les armes d’embraser leur transition numérique.

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